Arrivée des Celtes sur la rive droite du Rhône [-480 : -250]
Le poète Aviénus, au IVe s. ap. J.-C. mentionne le fait que le territoire des Elisyques a été ravagé et qu'il ne restait que des ruines de leurs villes. Nous savons que ce poète a compilé des sources extrêmement anciennes et d'origines diverses, rendant délicate la datation de cet évènement. Les Elisyques ont été mentionnés pour la première fois par Hérodote (Histoire, CLXV), au Ve s. av. J.-C. pour avoir participé à la bataille d'Himère (480 av. J.-C.) aux côtés des Carthaginois. La destruction de cette cité florissante correspond certainement à l'arrivée des Celtes entre la rive droite du Rhône et les Pyrénées. Traditionnellement, il est considéré que cet événement serait contemporain de l'arrivée des VolquesTectosages et des Volques Arecomiques dans la région, dans la première moitié du IIIe s. av. J.-C. Nous savons en effet, qu'à la fin du IIIe s. av. J.-C., plus précisément en 218 av. J.-C., Hannibal s'allia avec une partie des Volques et du en affronter une autre. Le texte d'Aviénus ne fait pas clairement mention des Volques, rendant possible l'éventualité d'y voir un épisode plus ancien, nécessairement postérieur à 480 av. J.-C.
Aviénus (Ora Maritima, v.579-587) : La nation des Élésyces occupait autrefois ces lieux, et la ville de Naro (Narbonne) était la capitale considérable de ces peuples indomptés. Là le fleuve Attagus (Aude) se décharge dans la mer ; on trouve auprès le marais Hélicé (basse-plaine de l'Aude). À partir de là était Besara (Béziers) suivant le dire d'une ancienne tradition Maintenant les fleuves Heledus (Lez) et Orobus (Orb) se glissent à travers des champs dévastés et des monceaux de ruines, indices d'une prospérité passée.