• Vie de Saint-Rigomer, 6, ASS, 24 août, volume IV, 787 C, Traduction de : Jacques Melchionne et Martine Coquet
Texte:
[à Saint-Rigomer-des-Bois ?, Sarthe] Et audians ipse Sanctus in proximo loco antiquum fanum esse, quod vocabat populus Morifanum, quod popules venerabatur, et cui diabolica et illicita vota suis muneribus persolvebant; tunc Dei famulus sanctus Rigomerus condolens de rustico et infideli populo, qui hujusmodi culturam non in honorem Dei ad salutem suam, sed potius ad superstitionem diaboli, ad suam perditiotem adoraret, accensus zelo Christianorum, ad locum ipsum accessit cum fratribus, et Christianis fidelibus, requirens diligenter et inventa fraude diabolici figmenti, praedicans vel adnuntians Dei verbum in illa civitate commanentibus, ut ipsam fanaticam observationem relinquerent, ecclesiam Dei potius frequentarent, et a Christo Jesu salutem expeterent: quod et Domino auxiliante fecerunt, et ipso fano destructo, basilicam in eodem loco aedificaverunt, ubi sacra oblationes Deo nunc videntur offeri.
[à Saint-Rigomer-des-Bois ?, Sarthe] Et le saint apprenant qu'un temple antique se trouvait dans un lieu tout proche que les gens appelaient Morifanum (temple de Morus?), qu'ils vénéraient et qu'ils gratifiaient par leurs offrandes de voeux diaboliques et profanes; alors le serviteur de Dieu, saint Rigomer, pleurant sur ce peuple rustique et ignorant, parce qu'il pratiquait un tel culte non en l'honneur de Dieu (et) pour son salut, mais plutôt pour le culte du diable pour sa perdition. Enflammé du zèle des Chrétiens, il se rendit dans ce lieu-même avec ses frères et des fidèles Chrétiens, recherchant ardemment et la trouvant, une représentation diabolique illusoire, prêchant en annonçant la parole de Dieu aux habitants de cette ville pour leur faire abandonner cette fanatique croyance et fréquenter plutôt l'église de Dieu, attendre enfin leur salut de Jésus-Christ: ce qu'ils firent, avec l'aide de Dieu, et ce temple une fois détrruit, ils édifièrent dans ce lieu-même une basilique où l'on voit maintenant présentes à Dieu les offrandes sacrées.