Publius Cornelius Dolabella anéantit le territoire des Sénons [-283]
Apprenant la nouvelle du massacre des ambassadeurs romains, le nouveau consul, Publius Cornelius Dolabella, alors en marche contre les Etrusques se détourna et vint se diriger vers le territoire des Sénons. Les textes anciens ne mentionnent qu'une bataille mémorable (qu'ils ne localisent pas) (Polybe, Histoire Générale, II, 4) et le massacre systématique des hommes, et l'asservissement des femmes et des enfants (Appien, Saunitiques, III, 6, 1 ; Celtique, XI) et l'expulsion des survivants (Polybe, Histoire Générale, II, 4). Le territoire des Sénons est ravagé et occupé par Rome. Britomaris est quant à lui, fait prisonnier, il sera emmené pour servir au triomphe du consul, puis supplicié.
Polybe, Histoire Générale, II, 4 : Ils revinrent encore dix ans après avec une grande armée pour assiéger Arretium. Les Romains accoururent pour secourir les assiégés, et livrèrent bataille devant la ville ; mais ils furent vaincus, et Lucius, qui les commandait, y perdit la vie. Manius Curius, son successeur, leur envoya demander les prisonniers ; mais, contre le droit des gens, ils mirent à mort ceux qui étaient venus de sa part. Les Romains, outrés, se mettent sur-le-champ en campagne ; les Sénonais se présentent ; la bataille se livre ; les Romains victorieux en tuent la plus grande partie, chassent le reste, et se rendent maîtres de tout le pays.
Appien, Celtique, XI: "Cornélius [Dolabella], qui était en marche, apprend cet odieux attentat (meurtre des ambassadeurs romains) ; il se hâte, il traverse en courant la Sabine et le Picentin, et se jetant sur les villes dés Sénons, il y met tout à feu et à sang. Les femmes et les enfants sont réduits en esclavage, les jeunes gens sont tous massacrés sans exception, le pays dévasté de diverses façons et rendu inhabitable pour toujours. Britomaris seul fut emmené captif pour être livré au supplice. Plus tard, les Sénons n'ayant plus de patrie où trouver un refuge, dans un élan d'audace, en viennent aux mains avec Domitius. Ils sont défaits et, dans leur colère, ils s'égorgent eux-mêmes comme des furieux : juste châtiment de l'attentat des Sénons envers des ambassadeurs."
Appien, Saunitiques, III, 6, 1 : "Le consul Cornélius [Dolabella], qui était en marche, apprend cet attentat (meurtre des amabassadeurs romains) ; il laisse là les Tyrrhéniens ; il se hâte, il traverse en courant la Sabine et le Picentin, et se jetant sur les villes des Sénons, il y met tout à feu et à sang. Les femmes et les enfants sont réduits en esclavage, et tous les jeunes gens sont massacrés à l'exception de Britomaris qui, après avoir subi les plus affreux traitements, fut emmené pour servir au triomphe du vainqueur"