Albius Tibullus dans ses Elégies (I, 7 ; II, 1), évoque le fait que lorsqu'il fut le protégé de Marcus Valerius Messalla Corvinus. Dans ce cadre, il participa sous le commandement de ce dernier à une campagne contre les Aquitains révoltés. En 27 av. J.-C., de retour des campagnes menées en Asie, Marcus Valerius Messalla Corvinus obtint le triomphe pour avoir réprimé les Aquitains. Virgile (Epigrammata, IX), dans son éloge à Marcus Valerius Messalla Corvinus fait allusion à ce triomphe.
Tibulle, Elégies, I, 7 : "Ce jour a été chanté par les Parques qui filent les trames des Destins, qu'aucun Dieu ne peut rompre, ce jour qui devait mettre en déroute les peuples de l'Aquitaine, faire trembler l'Aude vaincue par un vaillant soldat. L'oracle est accompli : la jeunesse romaine a vu de nouveaux triomphes et des chefs captifs aux bras liés ; et toi, Messalla, père des lauriers du vainqueur, tu étais porté sur un char d'ivoire aux chevaux couleur de neige. J'étais avec toi quand tu méritas ces honneurs : les Pyrénées des Tarbelles en sont témoins, ainsi que les rivages de l'océan Santonique ; témoins la Saône et le Rhône rapide, et la grande Garonne et la Loire, onde bleue du Carnute blond.".
Tibulle, Elégies, II, 1 : "Messalla, célèbre par tes triomphes sur le peuple aquitain, toi dont les victoires ajoutent encore à la gloire de tes aïeux à la longue chevelure, viens m'assister et inspire-moi, tandis que dans mes vers je rends grâce aux dieux célestes des paysans.".
Virgile, Epigrammata, IX : "Voici qu'arrive le vainqueur, magnifique ornement d'un magnifique triomphe, le vainqueur qui a vu s'ouvrir devant lui et les terres et les mers ; portant les horribles dépouilles de la lutte contre les Barbares, il rappelle le grand OEnide, il rappelle le superbe Eryx, et il n'est pas moins habile à exhaler vos chants ni moins digne d'entrer dans vos choeurs sacrés"