Les Romains, alliés aux Scordisques répriment les Pannoniens révoltés [printemps -12]
Au cours de l'hiver 13-12 av. J.-C., la seule approche de Marcus Vipsanius Agrippa avait découragé les Pannoniens de se soulever (Dion-Cassius, Histoire Romaine, LIV, 28). La situation en Pannonie se dégrada immédiatement après la mort d'Agrippa (mars 12 av. J.-C.) (Dion-Cassius, Histoire Romaine, LIV, 31). Tibère fut alors dépêché par l'empereur Auguste pour anéantir cette nouvelle insurrection. Au cours de sa campagne, Tibère avait conclu une alliance avec les Scordisques et remporta, sans finesse une large victoire sur les insurgés, qu'il désarma et réduisit en esclavage.
Dion-Cassius, Histoire Romaine, LIV, 31 : "Après la mort d'Agrippa, qu'il aima pour sa vertu et non par nécessité, sentant le besoin du concours de quelqu'un qui surpassât tous les autres citoyens en honneur et en force pour pouvoir tout régler à propos, sans être exposé à l'envie ni aux complots, il choisit, bien malgré lui, Tibère, car ses petits-fils étaient alors encore enfants. Lui ayant donc, à lui aussi, arraché sa femme, quoique ce fût une fille d'Agrippa née d'un premier mariage, qu'elle nourrît déjà un enfant et fût grosse d'un autre, il lui fit épouser Julie et l'envoya contre les Pannoniens. Les Pannoniens, en effet, qui jusqu'à ce moment, par crainte d'Agrippa, s'étaient tenus tranquilles, avaient profité de sa mort pour se soulever. Tibère, par le ravage d'une grande partie de leur territoire et par le mal qu'il fit aux habitants, réussit à les dompter, puissamment aidé par l'alliance des Scordisques, peuple qui a les mêmes frontières et les mêmes armes. Il enleva les armes aux Pannoniens et vendit presque toute leur jeunesse pour être transportée dans d'autres pays. Le sénat, à raison de ces exploits, décerna le triomphe à Tibère, mais Auguste ne lui permit pas de le célébrer, et lui accorda, en échange, les ornements triomphaux. "