Sécoanos / Σηκόανος / *Cænicum / *Cænica - Etablissement considéré comme massaliote par Artémidore au IIe - Ier s. av. J.-C. dans sa Γεωγραφούμενα (apud. Etienne de Byzance, Abrégé des Ethniques), sous la forme Σηκόανος. Ce toponyme ne parait pas trouver son origine dans le Grec, de plus, les villes données comme massaliotes par Etienne de Byzance sont parfois farfelues. Cette ville de localisation inconnue devait être voisine de Marseille. Une alternative est couramment proposée depuis la première moitié du XIXe s. En effet, Pline (Histoire Naturelle, III, 36) mentionne l'adjectif topique Cænicenses se rapportant à une ville probablement nommée *Cænicum / *Cænica. Aucune localisation n'est permise à partir de ce texte de Pline, néanmoins, une découverte est venue apporter un certain éclairage sur la position de cette ville. En effet, dans sa Description de quelques médailles inédites de Massilia, de Glanum, des Cænicenses et des Auscii (1834), le marquis Louis Roger Xavier de Lagoy de Meyran mentionne la découverte d'une médaille portant l'inscription ΚΑΙΝΙΚΗΤΩΝ dans les Bouches du Rhône (Elle porte aujourd'hui la référence BN 514). Enfin, une piste supplémentaire nous est donnée par Ptolémée (Géographie, II, 10, 8) qui mentionne sur le territoire de la cité des Αὐατικῶν (Avatices), l'embouchure d'un fleuve nommé Καινοῦ (Touloubre ? / Arc ?). Cette embouchure se situerait entre Μαριτίμα πόλις, κολωνία (Martigues) et Μασσαλία πόλις (Marseille). Cette rivière est régulièrement identifiée comme étant l'actuel Touloubre ou l'Arc. La ville de Σηκόανος / *Cænicum / *Cænica devait se trouver dans ce secteur.
Etienne de Byzance, Abrégés des Ethniques : "Sécoane, ville des Massaliotes, d'où le nom ethnique, les Sécoanes. Artémidore, livre Ier"
Pline, Histoire Naturelle, III, 36 :"Dans l'intérieur des terres, colonies : Arles de la sixième légion, Béziers de la septième, Orange de la seconde; dans le territoire des Cavares, Valence, des Allobroges Vienne; villes latines : Aix des Salluviens, Avignon des Cavares, Apta Julia des Vulgientes, Alébécé des Reies Apollinaires, Alba des Helves, Augusta des Tricastins, Anatilia, Aeria, Bormanni, Comacina, Cabellio, Carcasum des Volques Tectosages, Cessero, Carpentoracte des Mémines, Ies Caenicenses, les Cambolectres, surnommés Atlantiques"
Sources
• Lagoy de Meyran L.-R.-X., (de) (1834) - Description de quelques médailles inédites de Massilia : de Glanum, des Caenicenses et des Auscii, Aix, Pontier, 40p.
• Julien Quiret pour l'Arbre Celtique