Les Sardones sont un peuple des Pyrénées Orientales dont le terrtoire devait s'étendre jusqu'au littoral méditerranéen. Aviénus nous apprend que c'est sur leur territoire que se trouvait la célèbre ville de Pyréné avec laquelle les Massaliotes faisaient commerce. Il semble que les Sardones aient occupé le terrtoire des Elysiques qui avaient pour capitale Narbo (Narbonne).
Pomponius Mela, Description de la Terre, II, 6 : Au delà, sont les rivages des Sordones, et les embouchures du Télis et du Tichis, fleuves peu considérables dans leur état naturel, mais terribles dans leur crue; la colonie Ruscino, et le bourg Eliberri, faible reste d'une ville autrefois grande et florissante; enfin, entre deux promontoires du Pyrénée, le port de Vénus, célèbre par son temple, et le lieu appelé Cervaria, où se termine la Gaule.
Aviénus, Ora Maritima, , v. 552: "Le peuple des Sordes y vivait aussi dans des lieux inaccessibles. Répandus vers la mer Intérieure, ils habitaient an milieu des retraites des bêtes sauvages, du côté où les monts Pyrénées montrent leur sommet chargé de pins et dominent au loin les terres et la mer. Sur les confins du territoire des Sordes était autrefois, dit-on, l'opulente cité de Pyrène : là les habitants de Massilie venaient souvent faire leurs échanges de commerce. Des colonnes d'Hercule, de la mer Atlantique et des rivages de Zéphyris jusqu'à Pyrène, la navigation, pour un vaisseau rapide, est de sept jours. Après les monts Pyrénées s'étendent les sables du rivage Cynétique, largement sillonnés par le fleuve Roschinus. Cette terre, comme nous l'avons dit, dépend des Sordes. Un lac marécageux s'étend çà et là, et les habitants le nomment Sordicé. Au-delà des eaux bruissantes de ce lac, que sa vaste étendue expose à la fureur des vents, et du sein même de ces eaux, coule le fleuve Sordus. Par les bouches du fleuve [...]se courbe en détours sinueux ; la mer creusa la côte ; l'eau se répand au loin et sa vaste masse couvre une grande étendue. Trois îles considérables s'élèvent de son sein, et leurs durs rochers sont baignés par des bras de mer. Non loin de ce golfe qui creuse ainsi le rivage, s'en ouvre un autre, et quatre îles (une ancienne tradition n'en indique que trois) sortent du milieu de la mer. La nation des Élésyces occupait autrefois ces lieux, et la ville de Narbonne était la capitale considérable de ces peuples indomptés."
Pline, Histoire Naturelle, III, 5: " Sur la côte sont: la contrée des Sardons, et, dans l'intérieur, celle des Consuarans; les fleuves, le Tec et le Vernodubrum; les villes, Illébéris, faible reste d'une cité grande jadis ; Ruscino, des Latins; le fleuve Atax (Aude), descendant des Pyrénées et traversant le lac Rubrensis; Narbo Martius, colonie de la dixième légion, éloignée de la mer de 12.000 pas; les fleuves Arauris (Hérault ), Liria (Lez) ; sur le reste, un petit nombre de villes, à cause des étangs qui bordent le rivage; Agde, appartnant jadis aux Marseillais; la contrée des Volces Tectosages, le lieu où fut Rhoda des Rhodiens, et d'où provient le nom du Rhône, le plus riche fleuve de la Gaule."