Terentius Varro Murena massacre les Salasses [-25]
L'empereur Auguste envoya le général romain, Terentius Varro Murena, combattre les Salasses. Ce dernier les convoqua pour le paiement d'un tribut, en échange d'une trêve. Les Romains en profitèrent pour les massacrer, et vendirent une partie des survivants comme esclaves à Eporedia, l'autre partie fut enrôlée de force dans les légions romaines. Ceci mis fin, à la lutte qui opposait depuis plus de cent ans les Romains et les Salasses.
Dion-Cassius, Histoire Romaine, LIII, 25 : "Cette même année, Polémon, roi du Pont, fut inscrit au nombre des amis et alliés du peuple romain, et les premières places à tous les théâtres furent, dans tout son royaume, accordées aux sénateurs : Auguste, au moment de passer en Bretagne avec son armée (les Bretons n'avaient pas voulu accepter ses conditions), fut retenu par les Salasses, qui se soulevèrent contre lui, et par les Cantabres et les Astures, qui lui firent la guerre. Le premier de ces deux peuples habite au pied des Alpes, comme je l'ai déjà dit ; les deux autres, au pied des Pyrénées, la partie la plus forte du côté de l'Espagne et la plaine située au-dessous de cette montagne. Ce fut pour cette raison qu'Auguste (il était déjà consul pour la neuvième fois avec M. Silanus), envoya Térentius Varron contre les Salasses."
Strabon, Géographie, IV, VI, 7 : "Ensuite pourtant Auguste les soumit complètement et les vendit tous comme butin, après les avoir transportés à Eporédie, colonie fondée par les Romains pour en faire un poste de défense contre ces Salasses. Mais les habitants ne purent guère leur tenir tête jusqu'à ce que la nation eût été anéantie. Elle s'élevait alors au nombre de trente-six mille personnes avec huit mille hommes en état de combattre. Ils furent tous vendus sous la haste par Térentius Varron, le général qui les avait vaincus. - Avec trois mille Romains qu'il envoya dans ce pays, César fonda la ville d'Augusta au lieu même où avait été le camp de Varron. Maintenant la paix règne dans toute la contrée voisine, jusqu'aux cols les plus élevés de la montagne."
Sources
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique
• Julien Quiret pour l'Arbre Celtique