Sicambres, Usipètes et Tenctères ravagent la Germanie et la Gaule [-16]
Vers 16 av. J.-C., les Sicambres, les Tenctères et les Usipètes passèrent le Rhin et ravagèrent la Germanie et la Gaule. Dion-Cassius (Histoire Romaine, LIV, 20) précise même que les trans-rhénans supplicièrent des citoyens romains et remportèrent une victoire sur la cavalerie romaine, puis sur les troupes envoyées par le gouverneur Marcus Lollius Paulinus (Dion-Cassius, Histoire Romaine, LIV, 19 ; Suétone, Vies des douze Césars, II, 23, 1). Les Germains prirent conscience ou furent informé de l'éminence de la contre-attaque romaine et repassèrent le Rhin. Les passages fréquents de troupes d'origine germanique en Gaule participait assez largement à l'instabilité du Nord de la Gaule et de la Germanie dés le début de la romanisation. Précisons aussi que ces incursions mêlant des Sicambres, des Tenctères et des Usipètes sont ici les premières d'une longue série...
Dion-Cassius, Histoire Romaine, LIV, 19 : "Après cela, il partit pour la Gaule, sous le consulat de L. Domitius et de P. Scipion, prétextant les guerres qui s'y étaient élevées."
Dion Cassius, Histoire Romaine, LIV, 20 : "Mais la plus grande des guerres qu'eurent alors à soutenir les Romains, et qui fit sortir Auguste de Rome, fut la guerre contre les Celtes. Les Sicambres, les Usipètes et les Tenctères commencèrent d'abord par mettre en croix quelques citoyens romains qu'ils saisirent sur leur territoire, puis, franchissant le Rhin, ravagèrent la Germaine et la Gaule, firent tomber dans une embuscade la cavalerie romaine qui les poursuivait ; entraînés à sa poursuite, ils rencontrèrent, sans s'y attendre, Lollius, gouverneur de la contrée, et le vainquirent aussi. A cette nouvelle, Auguste marcha contre eux, mais il n'eut pas besoin de les combattre les barbares, instruits des préparatifs de Lollius et de l'expédition d'Auguste, rentrèrent dans leur pays et acceptèrent la paix en donnant des otages."
Suétone, Vies des douze Césars, II, 23, 1 : "Il n'essuya de défaites ignominieuses que celles de Lollius et de Varus, toutes deux en Germanie. La première fut plutôt un affront qu'une perte. La seconde faillit être funeste à l'État : trois légions furent taillées en pièces avec leur chef, ses lieutenants et ses troupes auxiliaires."