Cette méthode se fonde sur l'évolution de la forme, du mode de fabrication, du décor? d'objets. Des corpus de référence ont été établis qui mettent en évidence cette évolution et les critères retenus pour les distinguer. Cette méthode s'applique tout particulièrement au matériel trouvé le plus abondamment sur les sites : céramique, monnaie, éléments de parure, notamment les fibules pour la Gaule ou les plaques-boucles mérovingiennes. Une fois la typologie établie, on peut la combiner à des méthodes de datation absolue qui permettent de la jalonner de repères chronologiques précis (cette datation peut être liée au contexte de découverte, s'il n'y a pas de perturbation, par exemple un datation dendrochronologique sur du bois trouvé sur un des sites, ou elle peut s'appuyer sur l'objet lui-même : T.L. sur les céramiques, dates de frappe pour les monnaies). La datation par typochronologie peut s'avérer dans bien des cas plus précise qu'une datation absolue : par exemple, la typologie des vases proto-corinthien peut donner une date à 20 ou 30 ans près. Cependant, cette méthode fournit souvent un terminus post quem*, notamment pour les objets retrouvés en contexte funéraire, puisqu'un objet peut être encore utilisé de nombreuses années après sa fabrication : les monnaies dans l'antiquité circulent longtemps, et des éléments de parure peuvent présenter une valeur affective et être retrouvés dans des contextes beaucoup plus tardifs. Mais une monnaie par exemple peut également fournir un terminus ante quem* quand on le retrouve dans une structure à occupation longue, comme un habitat par exemple : on peut supposer que l'habitat existait avant que la monnaie n'y soit perdue.