L'enlèvement et l'exil de Bituitos et de son fils Congennetiacos [-121]
L'enlèvement et l'exil de Bituitos et de son fils Congennetiacos (121 av. J.-C.)
Après la victoire finale de Quintus Fabius Maximus sur l'armée de Bituitos, le Sénat romain exigea la venue en Italie du roi vaincu (Valère Maxime, Des faits et des paroles mémorables, IX, 6, 3 ; Tite-Live, Periochae, LXI). Aux dires de Valère Maxime, (Des faits et des paroles mémorables, IX, 6, 3), Quintus Fabius Maximus usa d'un stratagème peu reluisant pour capturer Bituitos ; il le convoqua à une entrevue et lorsque le roi des Arvernes s'y présenta, il fut fait prisonnier et transporté à Rome. Le Sénat romain déplora cet acte qui contrevenait à toutes les règles de l'hospitalité, mais d'un autre côté, il se satisfaisait de la détention d'un ennemi potentiel de Rome. Selon Tite-Live (Periochae, LXI), le Sénat ordonna par la suite l'enlèvement de Congennetiacos, le fils de Bituitos. Tous deux furent transportés à Alba (Castel Gandolfo) où ils furent détenus libres, mais sous surveillance, au moins jusqu'à la célébration du triomphe de Quintus Fabius Maximus (119 av. J.-C.).
Tite-Live, Histoire romaine (Periochae), LXI :"Cent vingt mille hommes de l'armée de Bituitus furent taillés en pièces. Lui-même, étant parti pour Rome afin de satisfaire aux ordres du sénat, fut retenu et mis en surveillance à Albe, parce que son retour en Gaule paraissait dangereux. On ordonne aussi par un décret de saisir son fils Congennetiacus, et de l'envoyer à Rome."
Valère Maxime, Des faits et des paroles mémorables, IX, 6, 3 :"Cn. Domitius qui était de la plus haute naissance et d'un grand caractère, fut amené à des actes de perfidie par un amour excessif de la gloire. Il était irrité contre le roi des Arvernes Bituitus, parce qu'il avait excité sa nation et celle des Allobroges à se remettre aux mains de Q. Fabius, son successeur, bien qu'il fût encore lui-même dans sa province. Domitius l'attira chez lui sous prétexte d'une entrevue, le chargea de chaînes au mépris de l'hospitalité et le fit transporter à Rome par mer. Le Sénat ne put approuver cet acte, mais il ne voulut pas non plus l'annuler, de peur que Bituitus, rentré dans son pays, ne recommençât la guerre. Il le relégua dans la ville d'Albe pour y être retenu en détention libre. (An de R. 632.)"