Pline, Histoire Naturelle, IV, 31 : " A l'Escaut, l'extérieur est habité par les Toxandres, divisés en plusieurs peuplades; puis viennent les Ménapiens, les Morins, les Oromansaques, attenants au bourg appelé Gessoriacum ; les Bretons, les Ambianiens, les Bellovaques ; dans l'intérieur, les Catusiuges, les Atrébates, les Nerviens, libres ; les Véromanduens, les Suécons, les Sassions, libres; les Ulmanètes, libres; les Tongres, les Sunuques, les Frisiabons, les Betases, les Leuciens, libres; les Trévères, libres auparavant, alliés maintenant; les Lingons, alliés; les Rèmes, alliés; les Médiomatriques, les Séquanes, les Rauriques, les Helvétiens: colonies, Équestris et Raurica ; sur le Rhin, peuplades germaniques habitant la Gaule Belgique : les Némètes, les Triboques, les Vangions; puis les Ubiens, la colonie d'Agrippine (Cologne), les Gubernes, les Bataves, et ceux dont nous avons parlé à propos des îles du Rhin "
Tacite, Histoires, IV, 56: "Claudius Labéo, ce Batave arrêté par Civilis et mis à l'écart chez les Frisons. Il promit, si on lui donnait des forces, d'aller chez les Bataves et de ramener à l'alliance des Romains la plus grande partie de ce peuple. Il reçut un petit corps d'infanterie et de cavalerie, et, sans rien oser auprès des Bataves mêmes, il entraîna aux armes quelques-uns des Nerviens et des Bétasiens. Il fit aussi à la dérobée, chez les Canninéfates et les Marsaques, des incursions qui ne méritent pas le nom de guerre. Vocula, trompé par les artifices des Gaulois, marche à l'ennemi."
Tacite, Histoires, IV, 66: "Civilis accru de l'alliance des Agrippiniens, entreprit de gagner les cités voisines, ou de faire la guerre à celles qui résisteraient. Il avait conquis les Suniques et formé leur jeunesse en cohortes, quand ses progrès furent arrêtés par Claudius Labéo, qui, avec une troupe de Bétasiens, de Tongres et de Nerviens, ramassée à la hâte, lui fit tête au pont de la Meuse. Labéo comptait sur cette position, dont il s'était emparé d'avance, et l'on combattit dans les défilés avec un sucrés douteux, jusqu'au moment, où les Germains, passant à la nage, tombèrent sur ses derrières. En même temps Civilis, par un mouvement audacieux ou convenu, court aux Tongres, et, d'une voix forte : "Nous n'avons pas pris les armes, s'écrie-t-il, pour que les Bataves et les Trévires commandent aux nations ; loin de nous cet orgueil. Recevez notre alliance ; je passe avec vous, général ou soldat, comme vous l'ordonnerez." La foule ébranlée remettait le glaive dans le fourreau : Campanus et Juvénalis, deux des principaux du pays, livrèrent toute la nation. Labéo s'enfuit avant d'être enveloppé. Civilis, ayant aussi reçu la soumission des Bétasiens et des Nerviens, les joignit à son armée. Ainsi croissait chaque jour, par la terreur ou la sympathie des peuples, la puissance de ce chef."