Britomaros / Viridomaros - Roi des Gésates, qui se prétendait être un descendant du Rhin. Il participa à la guerre des Boïens et des insubres contre Rome, il mourut en combat singulier contre Marcellus à la bataille de Clastidium en 222 avant J.-C. Ses deux noms signifient respectivement, "au grandjugement" (*britu-maros) et "au grandcourage" (*virido-maros).
Properce, Elégies, IV, chant 10: "Claudius arrêta court les ennemis qui avaient passé l'Eridan, et rapporta dans Rome le bouclier de leur chef gigantesque, du belge Virdomar, habile à lancer le gaesum du haut de son chariot couvert, et qui se vantait de compter le Rhin parmi ses ancêtres."
PLutarque, Vie de Marcellus, VI : "Cependant la paix fut conclue, mais presque aussitôt les Gessates, renouvelant la guerre, passèrent les Alpes au nombre de trente mille; et s'étant joints aux Insubriens, beaucoup plus nombreux encore, fiers de leur multitude, ils s'approchèrent de la ville d'Acerres, située au delà du Pô, et que les Romains assiégeaient. Là, Britomartus leur roi, prenant avec lui dix mille Gessates, alla faire le dégât dans tout le pays aux environs du fleuve."
Plutarque, Vie de Marcellus, VII: "À ce moment, le roi des Gésates [Britomarus] l'ayant aperçu et conjecturant à ses insignes que c'était le chef de l'armée, lança son cheval loin en avant des autres et courut à sa rencontre en le défiant à grands cris et en brandissant sa lance. C'était un homme dont la stature dépassait celle des autres Gaulois et qui se distinguait par l'éclat de son armure éblouissante comme l'éclair et toute resplendissante d'argent, d'or et d'une bigarrure de plusieurs couleurs. Comme Marcellus jetait les yeux sur les rangs ennemis, ces armes-là lui parurent les plus belles, et il en conclut que c'étaient celles qu'il avait vouées au dieu. Alors il s'élança sur l'homme, lui traversa la cuirasse de sa lance et, s'aidant de l'élan de son cheval, le renversa vivant, puis, d'un deuxième et d'un troisième coup, le tua sur-le-champ."