Axona / Αυζουννω - Nom gaulois de l'Aisne, tel qu'il apparaît dans la plupart des sources antiques. Cet hydronyme est mentionné sous les formes Axonam (César, Guerre des Gaules, II, 5 ; II, 9) ; Αυζουννω (Dion Cassius, Histoire Romaine, XXXIX, 1) ; Axona (var. Auxona) (Ausone, Moselle, 461) ; Axona (Fortunat, Carm., VII, 4) ; ou encore Axonam (Grégoire de Tours, Histoire des Francs, VI). C'est sur ses rives qu'en 57 avant J.-C. se déroula la bataille dite "de l'Aisne", près du Vieux-Laon, qui opposa une coalition de peuples belges aux Romains. Son nom gaulois signifierait tout simplement la "rivière".
Jules César, La guerre des gaules, II, 5 : "Dès qu'il apprit par ses éclaireurs et par les Rèmes, que les Belges marchaient sur lui avec toutes leurs forces réunies et n'étaient déjà plus qu'à peu de distance, il se hâta de faire passer à son armée la rivière d'Axona, qui est à l'extrême frontière des Rèmes, et assit son camp sur la rive. De cette manière, la rivière défendait un des côtés du camp ; ce qui était à la suite de l'armée se trouvait à l'abri des atteintes de l'ennemi ; et le transport des vivres qu'envoyaient les Rèmes et les autres peuples pouvait s'effectuer sans péril. Sur cette rivière était un pont."
Jules César, La guerre des gaules, II, 9 : "Aussitôt les ennemis se dirigèrent vers la rivière d'Axona, qui était, comme nous l'avons dit, derrière nous. Ayant trouvé des endroits guéables ils essayèrent d'y faire passer une partie de leurs troupes, dans le dessein, soit de prendre, s'ils le pouvaient, le fort commandé par le lieutenant Q. Titurius et de rompre le pont, soit, s'ils n'y réussissaient pas, de ravager le territoire des Rèmes, qui nous étaient d'une grande ressource dans cette guerre, et d'intercepter nos convois."