L'île de Mona est connue pour être l'un des hauts lieux de la résistance des Bretons face aux Romains. En effet, en 61 ap. J.-C. Les Romains ont pris l'Île de Mona, et y ont massacré tous les druides. D'après les descriptions anciennes qui nous sont parvenues, il apparaît certain que l'île de Mona corresponde à l'actuelle Anglesey, dans le Nord du Pays-de-Galles. Cette île n'est séparée de la côte et du territoire des Deceangli que par un petit bras de mer.
César, Guerre des Gaules, V, 13 : "A mi-chemin (entre l'île de Bretagne et l'Hibernie) est l'île qu'on appelle Mona ; il y a aussi, dit-on, plusieurs autres îles plus petites, voisines de la Bretagne, à propos desquelles certains auteurs affirment que la nuit y règne pendant trente jours de suite, au moment du solstice d'hiver."
Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, IV, 30, 2 : "Parmi les autres îles, aucune, dit-on, n'a plus de 125.000 pas de tour : ce sont quarante Orcades séparées les unes des autres par des distances médiocres, sept Acmodes, trente Hébudes; entre l'Hibernie et la Bretagne, Mona, Monapia, Ricina, Vectis, Limnus, Andros; au-dessous, Siambis, et Axantos [...]"
Tacite, Annales, XIV, 29 : "L'île de Mona, déjà forte par sa population, était encore le repaire des transfuges: il se dispose à l'attaquer, et construit des navires dont la carène fût assez plate pour aborder sur une plage basse et sans rives certaines."
Xiphilin, Abrégé de l'Histoire Romaine, LXII, 8 : "Paulinus avait déjà subjugué l'île de Môna; informé de ce désastre, il s'embarqua aussitôt, pour passer de Môna en Brettanie. Et tout d'abord, il ne voulait pas courir les risques d'un engagement avec les barbares, dont il redoutait le nombre et le désespoir ; il remettait la bataille à un moment plus propice."