Peuple gaulois installés sur la rive gauche du Rhône, entre Durance et Tricastin. Ils sont intégrés à la province de Narbonnaise en 118 avant J.-C. Ils étaient probablement à l'origine, client des Voconces ou des Allobroges. Ils furent les alliés des Romains lors de l'invasion des Cimbres et des Teutons peu avant 100 avant J.-C. Leur nom signifie "les géants" ou les "héros" (voir : *cavaros).
Strabon, Géographie, IV, 1, 11 : "Avançons-nous donc à partir de Massalia dans le pays compris entre les Alpes et le Rhône, nous y trouvons d'abord les Salyens, dont le territoire mesure 500 stades jusqu'au Druentias ; puis, le bac nous passe à Cavallion, et là nous mettons le pied sur le territoire des Cavares, qui s'étend à son tour jusqu'au confluent de l'Isara et du Rhône, c'est-à-dire jusqu'au point où le mont Cemmène vient en quelque sorte rejoindre le Rhône.[...] Il y a encore d'autres rivières qui, entre le Druentias et l'Isar, descendent des Alpes pour s'unir au Rhône ; nous en citerons deux notamment qui entourent [Luerion], la ville des Cavares, et qui confondent leurs eaux avant de se jeter dans le fleuve, et une troisième, le Sulgas, qui a son confluent près de la ville de Vindalum, à l'endroit même où Cnaeus [Domitius] Aenobarbus tailla en pièces, dans une grande bataille rangée, plusieurs myriades de Gaulois. Dans ce même intervalle du Druentias et de l'Isar, on remarque plusieurs places importantes, telles que Avenion, Arausion et Aeria, ville bien nommée, nous dit Artémidore, en ce qu'elle occupe, tout au haut d'une montagne fort élevée, une situation vraiment aérienne. En général, le pays n'offre que plaines et beaux pâturages, mais, pour aller d'Aeria à [Luerion], il faut franchir encore dans la montagne plusieurs défilés étroits et obstrués par des bois."
Strabon, Géographie, IV, 1, 12 : "De l'autre côté du fleuve, ce sont les Volces qui occupent la plus grande partie du pays, les Volces dits Arécomisques. Narbonne passe pour être leur port, il serait plus juste de dire qu'elle est celui de la Gaule entière, tant elle surpasse les autres villes maritimes par l'importance et l'activité de son commerce. Les Volces touchent au Rhône et voient s'étendre en face d'eux, sur la rive opposée, les possessions des Salyens et des Cavares, [disons mieux, des Cavares seuls,] car le nom de ce peuple l'a emporté sur tous les autres, et l'on commence à ne plus appeler autrement les Barbares de cette rive, lesquels d'ailleurs ne sont plus, à proprement parler, des Barbares, vu qu'ils tendent de plus en plus à prendre la physionomie romaine, adoptant tous la langue, les moeurs, voire même quelques-uns les institutions des Romains."