Sedunes - Peuple celtique des Alpes, dont le territoire se situait au niveau de l'actuel Valais. La ville de Δρουσομαγος (*Drusomagus) mentionnée par Ptolémée (Géographie, II, 12, 5), l'actuelle Sion (Valais, Suisse), était leur capitale. Ce territoire, devenu cité romaine, pris alors le nom de ciuitas Sedunorum, puis Sedunum. Leur nom, dans lequel on reconnait la racine gauloise sed- "assoir / poser", signifie "ceux qui sont assis", "ceux qui sont installés".
Leur histoire nous est presque entièrement inconnue. Ils apparaissent mentionnés pour la première fois en 57 avant J.-C., lorsqu'ils s'attaquèrent, avec les Veragres à la XIIème Légion de Servius Galba qui occupait leur territoire. Jules César les donne pour vaincus, mais le repli de la légion de Galba chez les Allobroges, semble plutôt dire le contraire. Vers 5 av. J.-C., leur nom est oinscrit sur l'arc de triomphe de la Turbie (cf. Pline, III, 24, 4) suggérant une révolte de ceux-ci à l'époque augustéenne. Après la conquète, leur territoire, avec celui des Nantuates, des Véragres et des Uberi, constituera la province des Alpes Grées et Pennines (Alpes Graiae et Poenninae).
Jules César, La guerre des gaules, III, 1: "En partant pour l'Italie, César envoya Servius Galba avec la 12ème légion et une partie de la cavalerie chez les Nantuates, les Véragres et les Sédunes, dont le territoire s'étend depuis les frontières des Allobroges, le lac Léman et le Rhône jusqu'aux grandes Alpes."
Jules César, La guerre des gaules, III, 2: "Il y avait fort longtemps qu'il hivernait là, et il venait de donner l'ordre qu'on y fît des provisions de blé, quand soudain ses éclaireurs lui apprirent que la partie du bourg laissée aux Gaulois avait été complètement abandonnée pendant la nuit et qu'une immense multitude de Sédunes et de Véragres occupait les montagnes environnantes."
Jules César, La guerre des gaules, III, 7: "Après ces événements, César avait tout lieu de penser que la Gaule était pacifiée : les Belges avaient été battus, les Germains chassés, les Sédunes vaincus dans les Alpes."
Pline, Histoire Naturelle, III, 24, 4: "Il ne paraît pas hors de propos de transcrire ici l'inscription du trophée des Alpes, qui est ainsi conçue : A l'Empereur, fils du divin César, Auguste, Grand Pontife, Empereur pour la 14e fois, l'an 18 de sa puissance tribunitienne, le Sénat et le Peuple Romain, en mémoire de ce que, sous les ordres et sous ses auspices, tous les peuples alpins, depuis la Mer Supérieure jusqu'à l'Inférieure, ont été soumis à l'Empire romain. Les peuples alpins vaincus: les Triumplini, les Camuni, les Vennonetes, les Isnarci, les Breuni, les Genaunes, les Focunates, quatres nations vindéliciennes, les Consuanetes, les Rucinates, les Licates, les Catenates, les Ambisontes, les Rugusci, les Suanetes, les Calucones, les Brixentes, les Lepontes, les Viberi, les Nantuates, les Seduni, les Veragri, les Salassi, les Acitavones, les Medulli, les Ucini, les Caturiges, les Brigiani, les Sogiunti, les brodionti, les Nemalones, les Edenetes, les Esubiani, les Veamini, les Gallitae, les Triullati, les Ectini, les Vergunni, les Eguituri, les Nemeturi, les Oratelli, les Nerusci, les Velauni, les Suetri. On n'y a pas joint les douze cités Cottiennes, qui ne furent pas hostiles, ni les cités attribuées aux municipes par la loi Pompeia."