Peuple gaulois de la Gaule belgique., puis cité gallo-romaine de la province du même nom. À l'époque romaine, leur territoire correspondait assez largement à celui de l'ancien diocèse de Soissons (avant 1790), soit le Soissonnais, le Tardenois, l'Orxois, le nord-est du Valois et le nord de la Brie. Jusqu'à la guerre des Gaules, leur territoire était sensiblement plus grand, puisque les Meldes et les Sulbanectes étaient deux pagi relevant de ce peuple, ce qui implique une emprise territoriale antérieure couvrant également le Multien et le Sellentois. Suivant P. Brun (2002), ils eurent successivement pour capitale l'oppidum de Villeneuve-Saint-Germain (Aisne), l'oppidum de Pommiers (Aisne), qui était probablement la Noviodunum mentionnée par César, et enfin la ville gallo-romaine d'Augusta Suessionum (Soissons, Aisne).
Attestations et étymologie
Cet ethnonyme a été mentionné à plusieurs reprises das l'antiquité, sous la forme Suessiones (et ses déclinaisons) par César (Guerre des Gaules, II, 3 ; 4 ; 12 ; 13 ; VIII, 6), Suessonas par Tite-Live (Periochae, CIV), Σουεσσίωνες (var. Σουεσίωνες) et Σουεσσίωνας (var. Ουεσσίωνας) par Strabon (Géographie, IV, 3, 5 ; IV, 4, 3), Suessiones liberi par Pline (Histoire naturelle, IV, 106) et Οὐέσσονες par Ptolémée (Géographie, II, 9, 11). Notons également un grand nombre de mentions indirectes, à travers le nom de leur capitale Augusta Suessionum, littéralement "Augusta des Suessions". À partir de la seconde moitié du IIIe s. ap. J.-C., Augusta Suessionum ne fut plus mentionnée que par le nom de la cité elle-même. Ainsi, elle apparaît sous la forme Suessonas dans l'Itinéraire d'Antonin (362, 2 ; 380, 1 ; 380, 6), ciuitas Suessionum dans la Notice des Gaules, puis Suessionensis dans le Registre des Dignitaires (Occ. IX, 35) ou encore Suessionis en 511, à l'occasion du Concile d'Orléans. Ainsi, le nom actuel de Soissons provient de cet ethnonyme. L. Fleuriot (1964, apud. Delamarre, 2003) y voyait un composé en *su-ed-ti-ones, signifiant "riches en nourriture". X. Delamarre (2003 ; 2023) y reconnaît le terme *suexs, "six", et propose de voir dans cet ethnonyme un composé en *suexs-tio-n-es, qu'il traduit par "les six tribus" ou "la sixième tribu".
Histoire
● Un empire suession ?
Suivant les émissaires rèmes reçus par César, les Suessions, dirigés par Diviciacos, avaient imposé leur hégémonie à l'ensemble des peuples de la Gaule belgique et à ceux de l'île de Bretagne, à une époque alors récente (Guerre des Gaules, II, 4). Compte-tenu des quelques rares indices laissés par le général romain, J.-M. Desbordes (1966) situe ce règne au début du Ier s. av. J.-C., ce qui est aujourd'hui très largement admis. Pour désigner cette prédominance sur la Gaule belgique, C. Goudineau (1998) a développé l'expression "empire suession" et estime que cette entité constituait un pendant à l'"empire éduen", qui dominait la Gaule centrale à la même époque. À quelle époque cette hégémonie prit-elle fin ? Il est tentant de penser que ce ne fut qu'au début de la guerre des Gaules, et que la coalition des Atrébates, des Atuatuques, des Bellovaques, des Calètes, des Ménapes, des Morins, des Nerviens, des Véliocasses, des Viromanduens et des Germains cisrhénans (Condruses, Éburons, Cérosiens et Pémanes) autour des Suessions et de leur roi, Galba, en fut l'ultime témoignage.
● La guerre des Gaules
Au cours de l'hiver 58-57 av. J.-C., Titus Labienus eut vent de préparatifs effectués par les peuples belges coalisés contre les Romains. Selon César, ces peuples estimaient que les Romains ne tarderaient pas à s'en predre à eux, mais également, ils étaient incités à prendre les armes par les autres Gaulois (César, Guerre des Gaules, II, 1). Au printemps 57 av. J.-C., César arriva en Gaule, après avoir levé deux nouvelles légions, et prit la route de la Belgique (Guerre des Gaules, II, 2). Peu avant d'arriver sur les bornes de ce territoire, il reçut Iccios et Andocumborios, deux éminents ambassadeurs des Rèmes, qui vinrent dénoncer cette coalition et apprit d'eux qu'elle associait presque tous les peuples de la Belgique regroupés derrière un chef commun, Galba, le roi des Suessions (Guerre des Gaules, II, 3-4). En outre, ces deux députés placèrent leur peuple sous la protection des Romains, ce qui mit - de fait - un terme à la fédération qui unissait les Rèmes et les Suessions. Les combats engagés tournèrent rapidement en la défaveur des peuples belges ; les Bellovaques furent menacés par les Éduens alliés de César (Guerre des Gaules, II, 5), les Belges échouèrent à prendre Bibrax (Guerre des Gaules, II, 6-7), puis subirent une lourde défaite lors de la bataille de l'Aisne (Guerre des Gaules, II, 8-11). César profita de cet avantage pour diriger son armée sur le territoire des Suessions, où il fit assiéger Noviodunum. Effrayes par les travaux de siège menés par les Romains, les défenseurs de la place firent parvenir des députés à César pour négocier leur reddition. Les Rèmes intercédèrent en faveur des Suessions, et les Romains acceptèrent cette reddition, non sans avoir exigé que leurs soient remis en otages les principaux de la ville et les deux fils de Galba (Guerre des Gaules, II, 12-13). Cet événement mit un terme définitif à l'"empire suession", mais pas à la coalition des peuples belges, qui perdura un temps, avant d'être définitivement écrasée.
Les Suessions déclinèrent rapidement. Ils subirent visiblement un premier démembrement, peut-être dés leur reddition. En effet, en 54 av. J.-C., dans le cadre de la description de ses préparatifs pour sa seconde campagne en Bretagne, César a mentionné pour la première fois les Meldes, qui étaient jusqu'alors l'un des pagi des Suessions. Tout porte à penser qu'ils avaient dés lors gagné leur autonomie. En outre, les Suessions ne prirent plus part aux hostilités au cours de cette guerre des Gaules. Enfin, en 51 av. J.-C., ce furent des députés rèmes qui vinrent trouver les Romains pour les avertir de l'imminence d'une attaque des Belges contre les Suessions. Pour y faire face, le légat Caius Fabius fut dépêché chez les Suessions à la tête de trois légions (Guerre des Gaules, VIII, 6). Ce passage, fort intéressant, suggère que les Suessions avaient alors intégré la clientèle des Rèmes, sans doute là encore, dés leur reddition.
Quelques décennies plus tard, la cité des Suessions subit un nouveau démembrement. Son pagus le plus oriental, celui des Sulbanectes, fut alors érigé en une cité autonome. Tout porte à penser que l'évènement s'est déroulé au milieu du Ier s. ap. J.-C., et peut-être plus précisément en 48 (Piganiol, 1959 ; Durand, 1999 ; 2006 ; Fichtl, 2004 ; 2013 ; Popineau, 2020).
● Le Bas-Empire
Au cours de la dernière décennie du IIIe s. ap. J.-C., dans le cadre de la réforme provinciale de Dioclétien, la cité des Suessions intégra la province de Belgique seconde. Ce fut au cours de cette même époque troublée par les invasions germaniques, à la transition entre le IIIe et le IVe s. ap. J.-C., qu'Augusta Suessionum fut dotée d'une imposante enceinte urbaine.
Sources littéraires anciennes
César, Guerre des Gaules, II, 3 :"Son arrivée fut imprévue et personne ne s'attendait à tant de célérité ; les Rèmes, voisins immédiats des Belges, lui députèrent Iccios et Andocumborios, les premiers de leur cité, chargés de lui dire qu'ils se mettaient eux et tout ce qu'ils possédaient sous la foi et pouvoir du peuple romain, qu'ils n'avaient point voulu se liguer avec les autres Belges, ni prendre part à cette conjuration contre les Romains ; qu'ils étaient prêts à donner des otages, à faire ce qui leur serait ordonné, à le recevoir dans leurs places, à lui fournir des vivres et tous autres secours ; que tout le reste de la Belgique était en armes ; que les Germains, habitant en deçà du Rhenus, s'étaient joints aux Belges et que telle était la fureur de cette multitude, qu'eux-mêmes, frères et alliés des Suessions, obéissant aux mêmes lois, ayant le même gouvernement et les mêmes magistrats, n'avaient pu les détourner d'entrer dans la confédération."
César, Guerre des Gaules, II, 4 :"Les Suessions, leurs voisins, possédaient un territoire très étendu et très fertile ; ils avaient eu pour roi, de notre temps encore, Diviciacos, le plus puissant chef de la Gaule, qui à une grande partie de ces régions joignait aussi l'empire de la Bretagne. Galba était maintenant leur roi, et le commandement lui avait été déféré d'un commun accord, à cause de son équité et de sa sagesse. Ils possédaient douze villes, et avaient promis cinquante mille hommes."
César, Guerre des Gaules, II, 12 :"Le lendemain, César, avant que l'ennemi se fût rallié et remis de sa terreur, dirigea son armée vers le pays des Suessions, contigu à celui des Rèmes, et, après une longue marche, arriva devant la ville de Noviodunum. Il essaya de l'emporter d'assaut, sur ce qu'il avait appris qu'elle manquait de garnison ; mais la largeur des fossés, la hauteur de ses murs défendus par un petit nombre d'hommes, l'empêchèrent de s'en rendre maître. Il retrancha son camp, et se mit à faire des mantelets et à disposer tout ce qui était nécessaire pour le siège. Pendant ces préparatifs, tous ceux des Suessions qui avaient échappé à la défaite entrèrent la nuit suivante dans la place. On pousse aussitôt les mantelets contre les murs, on élève la terrasse, on établit les tours. Les Gaulois, effrayés de la grandeur de ces travaux qu'ils n'avaient jamais vus, dont ils n'avaient jamais entendu parler, et de la promptitude des Romains à les exécuter, envoient des députés à César pour traiter de leur reddition ; et, sur la prière des Rèmes, ils obtiennent la vie sauve."
César, Guerre des Gaules, II, 13 :"César reçut pour otages les principaux de la ville, les deux fils du roi Galba lui-même, se fit livrer toutes les armes de la place, accepta la soumission des Suessions, et marcha avec son armée contre les Bellovaques."
César, Guerre des Gaules, VIII, 6 :"De nombreuses députations des Rèmes l'avertissaient que les Bellovaques, dont la gloire militaire surpassait celle de tous les Gaulois et des Belges, levaient, de concert avec les nations voisines, et rassemblaient, sous les ordres du Bellovaque Corréos et de l'Atrébate Commios, une armée qui devait fondre en masse sur les terres des Suessions. Jugeant alors qu'il n'importait pas moins à sa sûreté qu'à son honneur de préserver de toute injure des alliés qui avaient toujours si bien mérité de la république, il fait de nouveau sortir de ses quartiers la onzième légion, écrit à C. Fabius d'amener sur les frontières des Suessions les deux légions qu'il avait, et demande à T. Labiénus l'une des deux siennes. C'est ainsi que, perpétuellement occupé lui-même, il répartissait le fardeau des expéditions entre les légions, à tour de rôle, et autant que le permettaient la situation des quartiers et le bien du service."
Pline, Histoire naturelle, IV, 106 :"Au Scaldis, l'extérieur est habité par les Texuandres, divisés en plusieurs peuplades ; puis viennent les Ménapes, les Morins, la limite des Marsaques, attenants au bourg appelé Gesoriacum ; les Bretons, les Ambiens, les Bellovaques ; dans l'intérieur, les Catosluges, les Atrébates, les Nerviens, libres ; les Véromanduens, les Suécons, les Suessions, libres ; les Ulmanectes, libres ; les Tongres, les Sunuques, les Frisiavons, les Betases, les Leuques, libres ; les Trévires, libres auparavant, alliés maintenant ; les Lingons, alliés ; les Rèmes, alliés ; les Médiomatriques, les Séquanes, les Rauriques, les Helvétes : les colonies Équestris et Raurica ; sur le Rhenus, peuplades germaniques habitant cette province : les Némètes, les Triboques, les Vangions ; puis les Ubiens, la colonie des Agrippinenses, les Gubernes, les Bataves, et ceux dont nous avons parlé à propos des îles du Rhenus."
Strabon, Géographie, IV, 3, 5 :"À l'O. des Trévires et des Nerviens habitent les Sénons et les Rèmes, auxquels il faut ajouter les Atrébatiens et les Éburons ; puis, à la suite des Ménapes, sur le littoral même, viennent les Morins, et, après eux, les Bellovaques, les Ambianiens, les Suessions et les Calètes jusqu'à l'embouchure de la Secoana. Le pays des Morins, des Atrébatiens et des Éburons offre le même aspect que celui des Ménapes, l'aspect d'une forêt, mais d'une forêt d'arbres très peu élevés, qui, tout en présentant une superficie considérable, n'a pourtant que les 4000 stades d'étendue que les historiens lui donnent."
Strabon, Géographie, IV, 4, 3 :"À ce titre, le premier rang, dit-on, appartient aux Belges, confédération de quinze peuples répandus le long de l'Océan entre le Rhenos et le Liger, et assez vaillants en effet pour avoir pu à eux seuls arrêter l'invasion germanique, j'entends celle des Cimbres et des Teutons. Parmi les Belges mêmes, les Bellovaques sont réputés les plus braves, et, après les Bellovaques les Suessions. Les Belges sont d'ailleurs extrêmement nombreux, on peut en juger par ce que disent les historiens qu'ils comptaient anciennement jusqu'à 300.000 hommes pouvant porter les armes."
Tite-Live, Histoire romaine (Periochae), CIV :"César est vainqueur des Ambians, des Suessions, des Viromanduens, des Atrébates, peuples de la Belgique, formant une immense population. Après avoir reçu leur soumission, il soutient une rude guerre contre une seule peuplade, les Nerviens, et les extermine. Ils avaient continué les hostilités, jusqu'à ce que de soixante mille combattants il n'en restât que trois cents, et que leurs six cents sénateurs fussent réduits à trois."
"Aux empereurs Césars Gaius Vibius Trebonius Gallus et Gaius Vibius Afinius Gallus Veldumnianus Volusianus (3), les pieux, favorisés des dieux, Augustes. Jusqu'à Augusta des Suessions, [...] lieues."
(3) L'empereur Volusien fut associé au pouvoir à son père, Trébonien Galle, entre juin 251 et août 253 ap. J.-C.
"[...] Crispus, (fils de ?) Boud[...], Ramedon[...], […], Caradiitonius […], Selanus Seboddu[...], fille de Remus, [...]druta, de Gisacum, citoyen suession."
"L'empereur César Marcus Aurelius Antoninus, le pieux, favorisé des dieux, Auguste, le grand Parthique, le grand Britannique, grand pontife, 16 fois revêtu de la puissance tribunicienne (4), (et) l'empereur […], prince de la jeunesse, le plus fort et le plus favorisé des dieux, grand prince, pacificateur du Monde, a restauré les routes et ponts écroulés de vétusté. Jusqu'à Augusta (des Suessions), [...] lieues."
(4) Caracalla fut revêtu de sa 16e puissance tribunicienne entre le 10 décembre 212 et le 9 décembre 213 ap. J.-C.
"À Lucius Cassius Melior, suession, parvenu parmi les siens à tous les honneurs, inquisiteur des Gaules. Les 3 Provinces des Gaules (ont élevé ce monument)."
Borne leugaire de Maizy (CIL 17-02, 504 ; 13, 9030) [IMP(ERATORI) CAES(ARI)] / M(ARCO) [AVR(ELIO) ANTONINO] / PIO AVG(VSTO) B[RI]/TANN(ICO) MAX(IMO) / TRIB(VNICIA) POT(ESTATE) XIIII(!) / IMP(ERATORI) II CO(N)S(VLI) IIII / P(ATRI) P(ATRIAE) PR[O]CO(N)S(VLI) AB [AVG(VSTA)] / [SVESS(IONVM) LEVG(AS) ...]
"À l'empereur César Marcus Aurelius Antoninus, le pieux, Auguste, le grand Britannique, 14(?) fois revêtu de la puissance tribunicienne, 2 fois imperator, 4 fois consul (5), père de la patrie, proconsul. Jusqu'à Augusta des Suessions, [...] lieues."
(5) L'inscription est probablement fautive. Caracalla fut revêtu de sa 14e puissance tribunicienne entre le 10 décembre 210 et le 9 décembre 211 ap. J.-C. Par contre, son 4e consulat correspond à l'année 213.
Borne leugaire de Tongres (CIL 17-02, 675 ; 13, 9158)
…] COL(ONIA) AGRIPPIN(ENSIVM)] L(EVGAS) XI [BONNA] L(EVGAS) VIIII [RIGO]MAGVS L(EVGAS) VIII [ANTV]NNACVM L(EVGAS) VIII [CONF]LVENTES L(EVGAS) VIII [BO]VDOBRIGA L(EVGAS) VIII [VO]SOLVIA L(EVGAS) VIII [B]INGIVM L(EVGAS) XII [MO]GONTIAC(VM) L(EVGAS) VIIII [BV]CONICA L(EVGAS) XI [BORB]ETOMAG(VS) [L(EVGAS) ...] [...
...] L(EVGAS) XV [MOSA] L(EVGAS) XV [NOV]IOMAG(VS) L(EVGAS) XII DVROCORTER(VM!) L(EVGAS) XII AD FINES L(EVGAS) XII AVG(VSTA) SVESSIONVM L(EVGAS) XVI ISARA L(EVGAS) VIIII ROVDIVM L(EVGAS) VIII SEFVLAE L(EVGAS) [...] SAMARABRIVA [L(EVGAS) ...] [...
...] ITEM A CAS TELLO FINES ATREBATIVM L(EVGAS) XIIII NEMETAC(VM) L(EVGAS) [...] ITEM A BA[GACO(?)] [...
"À la déesse Minerve. Restitutus, fils de Gatus, suession, fondeur, s'est acquitté de son voeu, de bon gré, comme il se doit."
Borne de Venizel (CAG-02, p 475) [IMP(ERATORI) CAES(ARI) C(AIO)] IVLIO / [VERO MAXI]MINO / PIO [FEL(ICI)] INVICTO / [A]VG(VSTO) PATRI PATRI/[A]E TRIBVNICIA / POT[E]STATE S AB / [A]VG[V]STA SV[ESSIONVM]
"À l'empereur César Caius Iulius Verus Maximinus, le pieux, favorisé des dieux, invincible, Auguste, père de la patrie, revêtu de la puissance tribunicienne (6). Jusqu'à Augusta des Suessions, [...]."
(5) Maximin Ier le Thrace fut revêtu de sa 1ère puissance tribunicienne entre mars et le 9 décembre 235 ap. J.-C.
Borne leugaire de Vic-sur-Aisne (CIL 17-02, 506 ; 13, 9028) IMP(ERATORI) CAES(ARI) / M(ARCO) AVRELIO AN/TONINO PIO AVG(VSTO) / BRITANNICO MAX(IMO) / TRIB(VNICIA) POT(ESTATE) XIIII(!) IMP(ERATORI) / II CO(N)S(VLI) IIII P(ATRI) P(ATRIAE) PRO/CO(N)S(VLI) AB AVG(VSTA) SVES(SIONVM) / LEVG(AS) VII
"L'empereur César Marcus Aurelius Antoninus, le pieux, Auguste, le grand Britannique, 14 fois revêtu de la puissance tribunicienne, 2 fois imperator, 4 fois consul (7), père de la patrie, proconsul. Jusqu'à Augusta des Suessions, 7 lieues."
(7) L'inscription est probablement fautive. Caracalla fut revêtu de sa 14e puissance tribunicienne entre le 10 décembre 210 et le 9 décembre 211 ap. J.-C. Par contre, son 4e consulat correspond à l'année 213.